L’Insee a publié jeudi 15 octobre 2026 l’indice de référence des loyers (IRL) du troisième trimestre. Il s’établit à 148,06, en hausse de 1,57 % sur un an. C’est plus qu’au trimestre précédent (+1,15 %). Pour les locataires dont le bail prévoit une révision annuelle, cet indice fixe le plafond de l’augmentation possible. Voici comment le lire, et comment vérifier le calcul de votre propriétaire.
Les chiffres publiés par l’Insee
Selon la publication de l’Insee du 15 octobre 2026, l’IRL du troisième trimestre 2026 atteint 148,06. Un an plus tôt, au troisième trimestre 2025, il était de 145,77. D’où la hausse annuelle de 1,57 %.
Des indices distincts s’appliquent hors de la métropole : 145,21 dans les départements et régions d’outre-mer régis par l’article 73 de la Constitution, et 143,80 en Corse. Le prochain IRL, celui du quatrième trimestre, sera publié le 15 janvier 2027.
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L’IRL est calculé à partir de l’évolution des prix à la consommation, hors tabac et hors loyers, sur les douze derniers mois. Ce n’est donc pas un indice des loyers du marché : il mesure l’inflation, et c’est elle qui sert de référence pour encadrer les révisions.
Qui est concerné
Ce nouvel indice ne s’applique pas automatiquement à tout le monde. Il concerne les baux dont la date de révision tombe après sa publication et dont le trimestre de référence est le troisième trimestre. Ce trimestre de référence est indiqué dans le contrat de location. S’il n’y figure pas, c’est le dernier indice publié à la date de signature du bail qui sert de point de départ.
Plusieurs conditions restent indispensables, rappelle Service-Public.fr : le bail doit contenir une clause de révision, la révision ne peut intervenir qu’une fois par an, et le propriétaire doit en faire la demande. Sans clause, pas de révision possible en cours de bail.
Autre exception de taille : les logements classés F ou G au diagnostic de performance énergétique ne peuvent pas voir leur loyer révisé, pour les baux signés, renouvelés ou tacitement reconduits depuis le 24 août 2022 en métropole.
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Comment vérifier le calcul
La formule est simple : nouveau loyer = loyer actuel hors charges × nouvel IRL ÷ IRL du même trimestre un an plus tôt.
Prenons un exemple fictif : un loyer hors charges de 800 euros, avec le troisième trimestre comme référence. Le calcul donne 800 × 148,06 ÷ 145,77, soit environ 812,57 euros. La hausse maximale est donc d’environ 12,57 euros par mois. Le propriétaire peut demander moins, jamais plus.
Attention, le calcul porte sur le loyer hors charges. Les provisions pour charges suivent leurs propres règles et font l’objet d’une régularisation annuelle à part.
Ce que le propriétaire doit faire
La révision n’est pas rétroactive sans limite. Si le propriétaire tarde à la demander, il dispose d’un an après la date de révision prévue au bail pour le faire. Passé ce délai, il perd le bénéfice de la révision pour l’année écoulée. Le nouveau loyer s’applique à partir de la date de la demande, pas avant.
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Concrètement, mieux vaut recevoir un courrier ou un mail qui détaille le calcul : ancien loyer, indices retenus, nouveau montant. Si un chiffre vous semble faux, refaites la formule avec les valeurs de l’Insee. En cas de désaccord persistant, une démarche amiable est possible, par exemple devant la commission départementale de conciliation, gratuite. L’ADIL de votre département peut aussi vous renseigner sans frais.
Nouveau bail : ce qui a changé au 1er octobre
Si vous signez un bail ces jours-ci, il repose sur les nouveaux contrats types issus d’un décret du 6 juillet 2026, applicables depuis le 1er octobre aux baux de résidence principale conclus ou renouvelés à partir de cette date. Meilleurs Agents en a détaillé le contenu.
La clause résolutoire, obligatoire depuis la loi de juillet 2023, figure désormais noir sur blanc dans le modèle. En cas d’impayé, le locataire dispose de six semaines pour régler sa dette après un commandement de payer délivré par un commissaire de justice. Un champ facultatif permet aussi d’indiquer le numéro de portable du bailleur et du locataire, pour faciliter un contact rapide en cas de difficulté.
Les baux en cours ne sont pas concernés : ils n’ont pas à être réécrits ni signés de nouveau.
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Anticiper plutôt que subir
Une hausse de 1,57 % reste modérée, mais elle s’ajoute aux autres dépenses du logement. Le bon réflexe consiste à repérer dès maintenant la date de révision et le trimestre de référence inscrits dans votre bail, puis à faire le calcul vous-même. Vous saurez ainsi exactement à quoi vous attendre, et vous pourrez vérifier en deux minutes le montant demandé par votre propriétaire.





